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COVID-19 : un nouvel espoir – Flint Dimanche #24

Cher(e) ami(e) confiné(e),

Alors, comment ça se passe la vie dans ton nouveau monde virtuel ? Un monde où ta seule interaction sociale de la journée c’est le type chelou qui passe ses journées en slip sur le balcon d’en face. Un monde dans lequel sortir faire ses courses te donne l’impression d’être dans un épisode de The Walking Dead (si tu ne connais pas la série, The Walking raconte le quotidien de survivants à une épidémie beaucoup plus craignos que le Covid-19 qui transforme tout le monde en zombie). Un monde où ton seul contact direct avec la réalité de la crise, dont tu ne perçois l’évolution qu’à travers l’écran de ta télé et des réseaux sociaux, c’est quand à 20h tes voisins applaudissent à leur balcon pour soutenir les médecins qui sont (vraiment) au front.

J’ai passé les 4 derniers jours à préparer cette lettre en parcourant plus d’une centaine d’articles et de vidéos depuis l’interface de Flint. A la toute fin, je me suis demandé ce que j’allais bien pouvoir te raconter d’utile. Tu es déjà saturé d’informations, les sérieuses comme les rigolotes, les « journaux du confinement » qui fait de chacun de nous les héros d’un monde devenu extra-ordinaire, tu commences à ne plus en pouvoir de sursauter à chaque décompte des morts en Italie, et tu as peut-être même un peu le vertige de voir l’économie passer carrément au second plan, elle qui a toujours été le moteur de nos sociétés. Ce sont les messages de quelques amis parisiens qui m’ont décidé à t’écrire.

Tu dois en connaitre aussi, tu sais, ces amis qui ont quitté la ville en catastrophe le jour de l’annonce du confinement pour rejoindre leur maison de campagne, transportant généreusement le virus dans des contrées où il n’était peut-être pas là encore, et où les hôpitaux sont beaucoup moins bien équipés pour accueillir les 15% de cas graves nécessitant notamment du matériel de réanimation. Comme toi sans doute (même si je les aime beaucoup en même temps ❤️et que c’est un peu facile de juger quand on n’a pas de maison de campagne 😁) j’avais un peu envie de les envoyer balader avec leurs photos de barbecue sur Instagram et de « retour aux sources » dans la forêt ou devant l’insondable mystère des vagues de l’océan qui les ramène à « l’essentiel » et les incite à méditer au… « monde d’après ». Le général de Gaulle s’était exilé à Londres pour préparer la résistance, nos de Gaulle à nous font du yoga avec leurs enfants dans leur résidence d’été. Et quand ils se mettent à leur terrasse pour applaudir les médecins, personne ne les entend « claper ». A part peut-être les vagues insondables de l’océan.

Alors j’ai décidé de nous ramener au réel, mais pas en mode déprime. Plutôt en mode re-motivation.

Le réel c’est quoi ? Le réel, ce n’est pas la méditation romantique sur les effets bénéfiques du confinement (même s’il y en a) (sauf pour les femmes battues et les gens qui sont obligés d’aller au travail sans masque), ni sur l’idéal d’un futur déconnecté où tout le monde vivrait à la campagne (même si c’est cool la campagne) (enfin surtout en vacances et quand on a les moyens) (et c’est vrai aussi que c’est cool d’avoir les moyens). Le réel c’est regarder la situation en face et continuer de nous battre depuis notre appartement. C’est continuer de faire fonctionner notre cerveau pendant que les médecins luttent au quotidien.

Confinement des corps ne veut pas dire confinement de la pensée. Notre premier devoir est avant tout de respecter les règles collectives (rester chez nous), même si on pense que ce n’est pas la bonne réponse, parce que sinon c’est le bordel, mais notre second devoir est de ne rien lâcher : continuer à nous informer, à oser tout remettre en question si nécessaire, parce que personne n’a la solution (mais certains plus que d’autres), parce que nous savons désormais que notre capacité de résilience est d’une élasticité particulièrement inspirante, et parce que nous n’en sommes qu’au début de la crise.

Alors quoi ? Eh bien maintenant que nous nous sommes plus ou moins tous mis en sécurité, si on en profitait pour faire un tour de la situation, analyser pourquoi nous en sommes arrivés là, observer les pays qui s’en sortent mieux que nous et nous concentrer sur les solutions à l’oeuvre ? En résumé, pendant que nous attendons bien au chaud (enfin surtout pour nos amis à la campagne) que la première vague nous submerge, comment se préparer à la seconde vague ?

(Là je me dis que c’est le moment où jamais de placer une photo de robot qui fait du surf)

Un article de deux scientifiques publié dans le magazine américain The Atlantic, un peu déprimant au premier abord, nous invite à rester en alerte :

« Toutefois, si nous [acceptons le confinement], la vitesse de propagation ralentira à un moment donné au cours des prochains mois. Nous pourrons reprendre notre souffle. Nous serons en mesure d’assouplir les restrictions, comme le font certains des premiers pays touchés. Nous pourrons nous rapprocher d’un semblant de normalité.
« La tentation sera alors grande de penser que nous avons passé le pire. Nous ne pouvons pas céder à cette tentation. Ce sera le moment de redoubler d’efforts. Nous devrons nous préparer à la tempête à venir. Nous devrons constituer nos stocks, créer des stratégies et nous préparer.
« Si nous choisissons la troisième voie, à l’arrivée de l’automne, nous serons en avance sur une résurgence de l’infection. Nous pouvons réduire au minimum le nombre de personnes exposées, en concentrant notre attention sur celles qui sont infectées et en adoptant des mesures d’éloignement physique plus strictes uniquement lorsque, et dans les endroits où, cela échoue. Nous pouvons maintenir les écoles et les entreprises ouvertes autant que possible, les fermer rapidement lorsque la suppression échoue, puis les rouvrir une fois que les personnes infectées sont identifiées et isolées. Au lieu de jouer en défense, nous pourrions jouer davantage en attaque. »

👉 Lire l’article pas si déprimant en fait de The Atlantic [7mn]

1) La guerre après le confinement, chapitre 1 : reprendre le contrôle de l’information.

Dans le chaos généralisé provoqué par ce fichu virus, il y a des pays qui ont mieux réussi que nous et il serait intéressant de comprendre pourquoi histoire de ne pas sombrer dans la dépression collective et la multiplication de gifs rigolos (mais au final complètement flippants).

Parmi eux, j’en retiens trois. Plus une ville qui ne s’en sort pas trop mal dans un pays où tout a été catastrophique (l’Italie). J’ai nommé : Singapour, la Corée du Sud, l’Allemagne et … la Vénétie (la région de Venise, quoi).

Quel est leur point commun ? Leur faible taux de mortalité. Commençons par l’Italie, le pays qui a réussi à avoir plus de morts que le géant chinois. En Vénétie (5 millions d’habitants), on compte 115 morts contre 2168 en Lombardie (10 millions). Pourquoi ? Parce qu’en Vénétie on a fait proportionnellement deux fois plus de tests de dépistage qu’en Lombardie. En Allemagne, c’est pareil. Le pays compte deux fois plus de malades que la France (21400 le 20 mars contre 12000), mais quatre fois moins de morts. Pourquoi ? Difficile de tirer des conclusions hâtives, mais là encore, la seule différence notable entre les deux pays, c’est le nombre de tests de dépistage : 22000 par jour pour l’Allemagne contre 4000 pour la France. La Corée du Sud ? 1,2% de mortalité (plus que l’Allemagne qui a 0,3% mais moins que la France qui est à 3,6% et la Chine qui est à 4%) et un rythme de dépistage qui caracole à 60000 par jour. La Corée est un modèle d’innovation en la matière, comme le rappelle le journal l’Opinion. Idem en Islande (1% de mortalité), où l’on dépiste les habitants au hasard. Singapour, qui est devenu un modèle mondial dans la gestion de la crise, a eu la même politique, mais en s’y prenant beaucoup plus tôt. A Singapour, pas de confinement, mais une gestion hyper-efficace de l’information pour agir au bon moment sans bloquer le pays.

En résumé : quand tu n’as pas d’info, tu confines tout le monde au lieu de confiner les bonnes personnes.

Tu vas me demander : mais alors pourquoi on ne fait pas ça en France ? Parce qu’il y a pénurie de matériel de test, comme il y a pénurie de masques. Mais c’est la prochaine étape, assure le président du comité scientifique qui conseille le gouvernement. Ok.

2) La guerre après le confinement, chapitre 2 : augmenter les capacités d’accueil des hôpitaux.

Oui, on sait que l’hôpital ça coûte de l’argent, mais là on vient juste de voir qu’en cas de pandémie, l’économie passait après l’urgence sanitaire. Donc même si on veut faire des économies, il vaut mieux les faire ailleurs que dans la santé. L’Allemagne dispose de 25000 lits de soins intensifs, contre 7000 pour la France et 5000 pour l’Italie. Depuis le début de la crise on nous explique qu’il faut ralentir la propagation du virus pour rester en dessous de la courbe de capacité d’accueil des hôpitaux. Tu as déjà vu cette courbe partout.

Elle a l’avantage d’être simple et mathématique. Mais on peut voir l’équation autrement : si on augmente la capacité d’accueil, on change les données de la courbe. Hop, on remonte le seuil de saturation.

Ce n’est pas grave de se dire qu’on était pas préparé, Singapour a vécu ça il y a quelques années au moment de la crise du SRAS et en a tiré les conséquences. Arrêtons de nous flageller, disons pardon aux médecins qui nous alertaient depuis des mois et préparons la suite.

3) La guerre après le confinement, chapitre 3 : trouver un putain de remède et vite.

Dans cette histoire, il y a un personnage super énervant. Il s’appelle Didier Raoult. Il est habillé n’importe comment, il est mal coiffé, en plus il bosse à Marseille que personne ne prend au sérieux et il se la pète un peu. Mais il a peut-être trouvé une solution. C’est d’autant plus énervant qu’en janvier dernier il disait que tout ce buzz autour du coronavirus c’était n’importe quoi et que ça n’arriverait jamais en France. Didier Raoult c’est un peu le Donald Trump de la médecine. Après s’être bien foutu de la gueule des scientifiques sérieux qui s’inquiétaient, il annonce sur Youtube qu’il a trouvé le remède contre le virus et que voilà c’est plié. Il ne respecte rien : ni l’humilité du chercheur, ni même la rigueur de la méthode scientifique qui impose des publications vérifiées par ses tiers, ni même notre biais romantique qui voudrait que ça ne soit pas aussi simple, merde à la fin. Pire, le premier à valider sa solution miracle s’appelle justement… Donald Trump. Qui après avoir dit que cette histoire d’épidémie c’était n’importe quoi, a déclaré que bon, c’était fini, on avait trouvé le remède, merci Didier Raoult. On aurait presque envie qu’il se trompe tellement il ne respecte rien. Mais en même temps on est tellement dans la merde que l’on peut difficilement faire l’impasse sur sa solution miracle. Même si personne ne sait si elle est vraiment miracle.

Pour te la faire courte, Didier Raoult a testé un vieux médicament contre le paludisme, appelé « chloroquine », sur 24 de ses patients (les données complètes de ce test sont ici), et a obtenu des résultats encourageants. Lui il se dit « puisque ça marche, pourquoi ne pas le donner à tout le monde ? ».

Mais non. « La chloroquine ne figure même pas parmi les quatre traitements étudiés dans le cadre de l’essai clinique européen piloté par l’Inserm qui vient d’être lancé, comprenant 3 200 patients sévères, hospitalisés, dont 800 français » rapporte le site Medscape. La raison ? Les effets secondaires de la chloriquine seraient trop importants pour risquer un test à grande échelle. Mais Didier Raoult réfute ces craintes. « Certes il y a des effets secondaires graves si on ne respecte pas la posologie, mais c’est un médicament que l’on connaît, on sait comment faire. » Concernant les effets secondaires, tu peux en trouver la liste ici.

Après avoir balayé la solution, le gouvernement a fait marche arrière le 21 mars : Le médicament fera finalement partie de l’essai clinique européen. Tu peux lire la description du test Discovery sur le site de l’Inserm.

Mise à jour 23/03 : « Le haut conseil de santé publique recommande de pas utiliser de chloroquine en l’absence de recommandation, à l’exception de formes graves, hospitalières et sur décision collégiale des médecins et sous surveillance médiale stricte », a affirmé ce lundi (23 mars) Olivier Véran lors d’une conférence de presse. « Il exclut toute prescription pour des formes non sévères en l’absence de preuves probantes » (source AFP). 

En Corée du Sud, le traitement est désormais recommandé. En Chine, une étude sur 100 patients semble démontrer son efficacité. La Silicon Valley (en particulier Elon Musk) s’empare du sujet.

Pour le Dr Gérard Maudrux, il faut agir vite, peu importe les protocoles :

« Vous n’avez pas besoin de tester le médicament, il a été utilisé depuis 70 ans par des centaines de millions d’individus. Même si Mr Raoult est trop optimiste, même si les résultats seront la moitié, le quart de ce qu’il annonce, c’est toujours cela de gagné, car vous n’avez rien d’autre à proposer. Il y aurait 8 000 patients porteurs à ce jour, donnez de la Chloroquine hors AMM à tous, et dans 6 jours, pas dans 4 mois, vous saurez s’il faut continuer ou non, même sans protocole. Certes on ne sait pas si Mr Raoult n’a guéri que ceux qui auraient guéri tout seul, mais on peut, il faut le savoir, et vite.« 

Pour le journaliste scientifique Florian Gouthière, il faut cependant être prudent face à l’emballement médiatique et politique, et continuer de faire travailler son esprit critique.

« À l’heure actuelle, prétendre que la chloroquine est un traitement efficace est faux, nourrit de faux espoirs, et n’est pas sans risque sanitaires. »

Il n’y a pas que cette piste. D’autres personnes très sérieuses travaillent sur d’autres traitements. Et c’est peut-être de ces travaux que viendra la solution

En attendant, en attendant le vaccin par exemple (mais ça prendra plus de temps), il faut se préparer au pire. Et la bonne nouvelle c’est que certains pays s’en sortent mieux que d’autres. La Chine parce qu’elle a choisi le confinement total (risqué parce qu’elle reste plus plus exposée que les autres à une seconde vague), Singapour et la Corée qui a choisi le dépistage massif et la rapidité. Les autres pays qui, comme la France, ont choisi un semi-confinement, tablent sur une distanciation sociale contrôlée. 35% de la population continue cependant de circuler pour raisons professionnelles.

Il faudrait passer à 12% pour vraiment limiter les risques, selon les études de plusieurs experts  interviewés par le Washington Post, qui a créé un outil de simulation pour comprendre l’impact des stratégies. La bonne nouvelle, c’est que ça se termine toujours pas la fin de la pandémie !

👉 Découvrir le simulateur d’épidémie du Washington Post  [7mn] 

Et puis il y a d’autres pays qui y échappent ou sont moins touchés, mais on ne sait pas encore pourquoi (peut-être par manque de données). Comme une partie de l’Afrique par exemple (tu peux suivre les données sur les pays du continent africain sur le forum FluTrackers). De quoi remettre à jour nos logiciels d’idées reçues. C’est d’ailleurs de l’Afrique que viendra peut-être la solution innovante pour régler cette histoire de dépistage.

Et si tu veux prolonger la réflexion, je te propose de lire ce billet du Pr. Jean-Dominique Michel, anthropologue, qui va à l’encontre de pas mal d’idées reçues, sans jamais verser dans la polémique inutile. Le confinement est un pis-aller nécessaire, pas une solution. Il est la conséquence d’une gestion médiocre des informations et d’un manque de préparation. Il faut bien évidemment rester confiné, mais il faut aussi penser à la suite, et vite !

« Rappelons que le risque pandémique est redouté depuis plus de 30 ans, en provenance d’Extrême-Orient comme désormais des toundras subarctiques risquent de libérer d’innombrables variétés de virus jusque là congelées sous le permafrost…

« Un peu donc comme si dans une région à risque de tremblement de terre, on n’avait ni prévu de normes de construction antisismique ni de procédures de protection de la population ! Ceci alors que des cohortes de hauts fonctionnaires et universitaires étaient généreusement payés pour anticiper ces risques…

« Il faudra aussi répondre de l’inaptitude à répondre vite et bien (comme d’autres nations) en requérant au besoin de manière contraignante la mise à disposition des capacités industrielles et scientifiques pour faire ce qu’il aurait fallu. Comme me l’indique un lecteur, la France est tout de même le leader mondial de la production de machines d’assistances respiratoires et sa capacité pharmaceutique est puissante.

« Soyons donc patients et appliqués. Une fois cette hallucination collective passée, il sera alors temps de faire un rigoureux « post-mortem » des décisions sanitaires et de chercher à comprendre ce qu’il s’est passé pour qu’on génère cet invraisemblable gâchis sociétal…
« 

👉Lire le billet de Jean-Dominique Michel [27mn!] 

🤖 Bien s’informer tout en restant confiné

Qui croire ? Comment faire ? Je t’avoue que ce n’est pas simple : garder la tête froide face au tsunami d’infos, quand même les scientifiques semblent se contredire.

On travaille sur une solution, je t’en reparlerai. Et tu peux répondre à ce mail si tu as envie de contribuer.

1) En attendant tu peux t’abonner gratuitement à Cocoun robot que j’ai entrainé spécialement pour ça. (Tu peux aussi récupérer son flux RSS ou bien juste lire la liste des articles avec lesquels je l’ai entrainé).

2) Pour suivre les bons chiffres de l’épidémie, j’ai testé plusieurs sites. Bizarrement, tous ne présentent pas les mêmes données. Après plusieurs jours de tests, voici mon verdict : le plus fiable vient de Corée du Sud. Tu peux le conserver dans tes favoris. Tu peux aussi aller voir le site indépendant, FluTrackers, qui tient ses données de plusieurs sources notamment médicales (depuis 2006), et qui a été le premier à alerter sur l’épidémie.

3) Sinon méfie-toi de tout. Surtout de ces messages sur Whatsapp d’un ami qui connait un ami médecin qui « sait ». Si tu as un doute, envoie moi un mail. Je vérifierai pour toi. Le Monde et surtout Libération (via Checknews) font un bon travail de vérification.

4)  « The Correspondant », un média hollandais très sérieux expatrié aux Etats-Unis, propose un guide super utile (mais en anglais). Anne-Sophie Novel, auteur du livre « Les médias le monde et moi » (Actes Sud) propose aussi une page de ressources, en français cette fois,

5) Tu peux aussi aller sur le site de l’INSERM pour retrouver l’essentiel de ce que la recherche a à dire sur le sujet. Ou consulter la fiche maladie mise à jour régulièrement par l’institut Pasteur.

6) Et tu peux vérifier sur le site de l’OMS (l’organisation mondiale pour la santé) des mise au point sur les fausses rumeurs.

7) Tu peux enfin relire le premier Flint Dimanche consacré à l’épidémie du COVID-19 ici.

8) D’autres idées ? Envoie les moi par mail (benoit @ flint.media) !

Ce billet est un extrait de la newsletter hebdomadaire « Flint Dimanche », qui explore avec toi comment nous pouvons mieux nous informer dans un monde rempli d’algorithmes. Pour la recevoir, abonne-toi à Flint ici. Tu recevras également une sélection de liens personnalisée, envoyée par l’intelligence artificielle de Flint.

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