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Résoudre le problème du réchauffement climatique en 5mn – Flint Dimanche #8

Cher(e) toi,  

Cette semaine, j’ai eu une révélation. J’ai réalisé que je n’y comprenais rien au réchauffement climatique. Je veux dire, ça m’angoisse pas mal comme la plupart des gens  (enfin surtout ceux qui seront encore vivants en 2050), mais c’est très flou au fond. Cette angoisse a un nom :  on appelle ça « l’éco-anxiété ». 51% des Français en sont victimes, selon une étude, qui rapporte aussi que 7% d’entre-eux pensent que c’est pour ça qu’ils ont mal au dos.  

Donc ça nous angoisse, certes, mais, sur quoi notre peur est-elle fondée ? Je veux dire : qui est capable de lister avec précision les causes de cette « angoisse climatique » ? 

Genre : quelle sont les données du problème ? Quelles vont être les conséquences, je veux dire précisément, et quand ? Tu les connais toi ?

Au fond, je ne suis pas loin de me dire que l’essentiel de mon angoisse ne vient pas tant de la peur des conséquences du réchauffement, que de ma méconnaissance du sujet. Tu n’es pas d’accord ?

Par exemple dimanche dernier j’essayais de trouver une réponse précise à la question « combien y-a-t-il eu de morts à Tchernobyl et Fukushima ? » parce que j’avais entendu à la radio quelqu’un dire qu’il n’y avait eu que quelques dizaines de morts alors que moi je croyais que c’était beaucoup plus. Je réalisais brutalement que j’étais en fait totalement ignorant de la réalité d’un événement qui avait pourtant profondément marqué notre imaginaire collectif. Qui était même considéré comme l’une des catastrophes industrielles majeures du XXe siècle. Ce n’était pas tant la réponse à la question qui m’importait que le fait de réaliser que, en fait, je n’en savais rien, tout en croyant savoir.

En creusant le sujet, j’ai essayé tant bien que mal de lister des points de vue  contradictoires. Et c’est là que j’ai compris deux choses importantes :

1) qu’il était super difficile d’obtenir une réponse précise à cette question
2) que cette question en soulevait en fait plein d’autres, à commencer par la pertinence même de la question.

Vous avez été assez nombreux à me répondre sur ce sujet. J’ai été super ému et impressionné de tomber sur des messages parfois très longs, et sérieusement argumentés. Je retiens en particulier les contributions passionnantes de Jean-François, « expert en remédiation post-conflits de zone de guerre », et de Fabien, qui enseigne la stratégie à la Haute Ecole de Gestion de Genève. Tu peux lire ces contributions ici (à partir de la page 16). Fabien me dit notamment que l’approche « pour »/ « contre » sur ce type de sujet est un peu à côté de la plaque : 

« Je sais bien que le projet Flint s’appuie largement sur des sources secondaires, mais le cas échéant je trouve cela hors de propos. Pour discuter de sujets scientifiques, ne peut-on pas donner voix aux experts ? Devons-nous nous contenter des propos rapportés par les journalistes alors que des universitaires mènent un travail de fond ou de vulgarisation sur le sujet ? Considérant les enjeux, il me semble que la réponse à ces questions est évidente. Pour tenir des débats publics, on peut avoir recours à tous types de sources relatant l’opinion d’une frange de la population, mais en aucun cas pour établir des faits. »

J’en ai conclu que si nous devions imaginer une plateforme censée mieux nous informer sur les grands défis du XXIe siècle, il ne faudrait pas tant lister les « pour » et les « contre », que les « faits » face aux « opinions ». Tu en penses quoi ? 

Et j’en reviens à la pertinence de ma question sur le nucléaire. Dans un mail, Laura me fait remarquer que  « sur le nucléaire, la question n’est pas la dangerosité des accidents. Oui, les accidents sont catastrophiques et leurs conséquences se font ressentir pendant plusieurs générations. Mais à date, quelles autres sources d’énergie sont aussi « propres » et efficientes ? Dire non au nucléaire sans alternative efficace, c’est faire l’autruche. Les énergies carbonées feront toujours plus de dégât sur le long terme (…), et le danger est à mon sens plus important. Se faire peur avec des nombres de morts n’y changera rien. »

78% des Français pensent que le nucléaire contribue au réchauffement climatique alors que c’est faux.

Justement, parlons-en. Qu’est-ce que tu sais vraiment sur le réchauffement climatique ? C’est un question importante parce que sans connaissance, comment peut-on prétendre agir ?

Sans connaissance, tout ce que l’on génère, c’est de l’angoisse. Et, tu seras d’accord avec moi, l’angoisse non seulement ce n’est pas cool, mais ça ne sert pas à grand chose.

Il y a quelques années, après un échec entrepreneurial, je me suis retrouvé face à une situation financière catastrophique, j’étais hyper angoissé parce que j’avais le sentiment que le problème était tellement énorme que je n’arriverais jamais à le surmonter. Comment est-ce que je m’en suis sorti ? Tout d’abord en me fixant un objectif positif : en dehors de me sortir de cette situation, quel était mon projet  ? De quoi avais-je vraiment envie ? Ensuite, j’ai commencé par lister  et par prioriser tous les points que je devais régler pour atteindre cet objectif. Je les ai ensuite découpés en micro-tâches. Et ensuite j’ai exécuté chacune d’entre-elles ,une par une.  Du coup j’étais beaucoup moins angoissé.

Je me suis dit que l’on pouvait peut-être appliquer cette méthode au réchauffement climatique. 

Et là, comme par magie, comme si Flint avait anticipé tous ces questionnements, il a mis en tête de sa sélection hebdomadaire une vidéo absolument passionnante et essentielle. Il s’agit du premier épisode d’une émission proposée par Clément Viktorovitch sur YouTube, « Viens voir les docteurs« .

Clément est un jeune chercheur au CNRS, spécialiste de la réthorique en politique. Son idée : proposer un rendez-vous mensuel où l’on prend le temps de faire un vrai tour de la question, sur les grands sujets de notre époque, en faisant appel uniquement aux scientifiques. La première vidéo parle justement du réchauffement climatique. L’exercice est exemplaire. Clément pose de vraies questions idiotes, mais que je me posais moi aussi, et puis des vraies questions de fond. Surtout : les deux tiers de son programme sont consacrés aux solutions. Et là j’ai constaté un truc : aborder un problème par les solutions permet de mieux le comprendre !

Voir la vidéo (58mn)

COMMENT RÉGLER LE PROBLÈME DU RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE EN 5 MN

Bon là tu dois commencer à en avoir marre de me lire, alors je vais essayer de faire court.

Mais j’aimerais bien que tu repartes de cette lecture avec ces deux sentiments positifs : 

1) te sentir moins angoissé par la menace du réchauffement
2) avoir les idées plus claires sur ce qu’il faut faire en priorité, plutôt que de te sentir coupable de ne pas en faire assez alors que peut-être tu est juste un peu trop éparpillé.

Alors quels sont les faits scientifiques indiscutables sur le sujet ? C’est à dire sur lesquels il y a consensus au plan international ? Tout est très bien expliqué dans la vidéo de Clément Viktorovitch, et beaucoup moins bien dans le dernier rapport du GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat). Mais parce que je t’aime bien, je te résume tout ça en 6 points faciles à comprendre.

1) Le réchauffement climatique est une réalité. Nous avons pris 1 degré de plus. Et ça va continuer. 1 degré supplémentaire d’ici 2100 si on ne fait rien.
2) 1 degré ça ne parait pas beaucoup, mais c’est en fait énorme à l’échelle planétaire. Entre notre climat et une ère glaciaire, il n’y a que 4 degrés de différence. Sauf qu’en ce qui nous concerne, le réchauffement a été tellement rapide que nos écosystèmes n’ont pas eu le temps de s’adapter.
3) L’homme est à l’origine de 95% du réchauffement.
4) Il y a encore débat sur les conséquences mais en gros tout le monde parmi les scientifiques est ok pour dire que si on devait faire un top des menaces qui pèsent sur l’humanité, le réchauffement arriverait en numéro 1. 
5) Le monde ne va pas s’effondrer (en tout cas il y a encore débat sur le sujet). Mais, en gros, si on parvenait à régler ce problème, on règlerait du même coup tout un tas d’autres menaces super angoissantes comme notre alimentation, les vagues migratoires, les révoltes populistes, les incendies et les inondations. Et au passage l’engloutissement sous les eaux de pans entiers de jolies régions, et même de quelques capitales, où l’on aime bien aller en vacances et se prendre en photo sur Instagram.
6) Le chiffre clé à retenir ? Il n’y en a qu’un. Nous devons stopper le réchauffement à +1,5 degré avant 2050 (sachant qu’on en est déjà à +1%). Parce que si on passe à +2° ça sera beaucoup plus difficile de réparer et de revenir en arrière. Donc le but du jeu c’est de rester dans cette marge de +1,5°. Ok ?

Maintenant qu’on a objectivé et priorisé le problème N°1 de l’humanité pour les 30 prochaines années, quelle est la première mesure à prendre ? C’est à dire la solution sur laquelle tout le monde devrait se concentrer au lieu de faire tout et n’importe quoi et à moitié, comme plus ou moins arrêter de manger de la viande et se tromper systématiquement de poubelle verte ? 

Reprenons : 

1) Le réchauffement climatique est causé par les gaz à effet de serre.
2) Ces gaz à effets de serre proviennent à plus de 90% de l’énergie carbonée, c’est à dire le pétrole, le charbon, et le gaz.

Donc si on arrête d’utiliser ces 3 énergies, on règle l’essentiel% du problème. Le méthane issu des animaux représentent (en gros) 17%, et le nucléaire 0%. Donc , si tu veux bien, comme on est un peu dans l’urgence, on va peut-être se dire qu’on s’en préoccupera plus tard.

Donc moi si j’étais l’humanité, j’arrêterais tout ce que je fais et je me concentrerai sur la résolution de ce problème là. J’essaierai de voir combien ça coûte et je lèverai des fonds. Il y a plein de milliardaires qui seraient ravis de savoir enfin quoi faire de leur argent. Tu vas me dire : il y a pléthore de problèmes à régler dans le monde. Oui mais là l’idée c’est de les régler un par un en commençant par le plus grave, tu vois.

Donc combien ça coûterait de faire juste ça ? Est-ce qu’on pourrait rassembler l’argent nécessaire pour atteindre ce fichu objectif de +1,5° une bonne fois pour toutes et enfin passer à autre chose ? Moi ça me parait simple.

Pour calculer ce budget il n’y a donc qu’une seule question à se poser : comment se débarrasser de l’énergie carbonée en moins de 30 ans ? Là, je reconnais que les scientifiques n’ont pas super bien bossé le dossier.

Mais en gros ils énumèrent quatre pistes. Tu n’es pas obligé d’en choisir une, tu peux aussi les combiner entre elles.

1) La sobriété : c’est à dire consommer moins d’énergie, donc en gros consommer moins. Compliqué à mettre en place, sauf à instaurer  par exemple des politiques de rationnement comme on l’a fait pendant la guerre.
2) L’efficacité : c’est à dire continuer de consommer comme des fous mais avec moins d’énergie.
3) L’électrification de tout ce qui  fonctionne à l’énergie carbonée. Comme la voiture par exemple. Et là tu vas me dire : c’est simple, on à qu’à passer au tout nucléaire. Sauf que ça coûte super cher et qu’on n’a pas forcément envie de donner le nucléaire à tout le monde non plus, rapport au problème de la bombe tout ça.
4) Eliminer plus de CO2 que nous n’en produisons, par exemple en plantant des arbres ou en inventant des technologies de dépollution.

Voilà. Reste à faire un business plan et un retroplanning, comme on dit. Et aller chercher l’argent. Sauf que personne n’a fait ce travail. Tout le monde dit que ça va être compliqué, voire impossible, qu’on va tous mourir, qu’il faut changer tout le système, que c’est la faute à Donald Trump et aux Chinois, mais personne ne s’est dit que lister les trois ou quatre solutions permettant de régler 80% du problème en mettant un budget et un calendrier en face ça pouvait peut-être aider les citoyens à comprendre et à faire pression. Il faudrait créer un GIEC des solutions. 

J’ai bossé plusieurs heures pour faire ce travail de tri, lu plein d’articles et un bouquin. J’ai rempli 4 pages de notes sur mon grand carnet, je me suis même tapé tout le rapport du GIEC, que j’ai eu du mal à trouver (que tu trouveras ici en français). J’espère que ça t’a été utile.

Je suis content de l’avoir fait. Je me sens un peu moins angoissé. Et je ressors de cet exercice avec la conviction que mieux s’informer c’est se donner les moyens de mieux agir, sans fantasme, sans colère… et sans mal de dos.

DES SOLUTIONS POUR GARDER UN MORAL D’ACIER 

En attendant de trouver un plan d’action global, tu peux peut-être agir à ton niveau. De plus en plus de gens se disent que le moyen le plus efficace d’y arriver (en dehors de mettre Donald Trump dehors), ce n’est pas de trier ses déchets ou de faire pipi sous la douche pour économiser l’eau mais de passer par les entreprises. 

A ce propos, Flint m’a remonté trois solutions cette semaine : 

Tout d’abord il y a cette initiative d’un collectif d’étudiants de grandes écoles qui ont mis au défi les grandes entreprises de leur prouver qu’elles étaient sincèrement investies dans la lutte contre le réchauffement climatique. Parce que faute d’engagement, eux, ils s’engageaient à ne jamais bosser chez elles. Quelques entreprises ont fait l’effort de répondre à leur questionnaire. Et c’est plutôt intéressant.

Lire les réponses des entreprises (3mn environ par entreprise)

Du côté de l’Etat français, on fait le pari intéressant du point de bascule : 

« Il suffit que 10% des entreprises françaises – de la start-up aux grands groupes, des ETI aux PME – s’engagent à modifier leur modèle économique, à considérer que la performance est désormais globale – économique, sociale et environnementale – pour que nous puissions opérer un changement radical de notre modèle capitaliste fou, pour reprendre les mots du Président de la République » 

Lire l’interview de Christophe Itier (4mn)

Enfin il y a aussi cette initiative intéressante d’Alter Eco. La marque de commerce équitable s’engage dans la reforestation et embarque avec elles d’autres grands de l’industrie comme Nestlé et Accor Hotels.

Lire l’interview de Tristan Lecomte (4mn)

LE PODCAST À EMPORTER

Si tu te demandes toi aussi pourquoi parfois tu ne fais rien face à un problème, alors que tu as compris le problème et que tu sais ce qu’il faut faire pour le résoudre, alors tu vas adorer ce podcast.

Albert Moukheiber, docteur en neuroscience et psychologue, liste quatre obstacles super énervants mais vrais qui t’empêchent de faire le bien : l’éloignement dans le temps (« la menace n’est pas immédiate »), la diffusion de responsabilité (« les autres aussi peuvent agir »),  l’impuissance acquise (« ça ne sert à rien de toute façon »), la peur (« ça m’angoisse donc je préfère ne pas y penser ») 

Écouter son interview sur Vlan (32mn)

LES VIDÉOS À DÉCOUVRIR 

Si tu as le temps et si tu comprends bien l’anglais, Flint te recommande une conversation assez perchée entre un podcasteur bizarre en cravate, Lex Fridman, qui parle un peu comme un robot, et Elon Musk, qui a l’air lui aussi complètement habité, ou, hum, drogué.

Les deux parlent  d’intelligence humaine et artificielle. Et de la nouvelle lubie d’Elon Musk. Avec Neuralink, le fondateur de Tesla et de Space X voudrait brancher ton cerveau à une intelligence artificielle et faire de toi un super-héros. Ou un super-robot, je ne sais pas, Elon n’a pas encore tranché sur ce point. 

Si tu ne comprends pas bien l’anglais ou si tu n’as pas le temps de regarder, je te propose quand même cet échange absolument cosmique qui égayera ton dimanche : 

Elon Musk : Pensez à la différence d’intelligence entre votre cortex et votre système limbique qui est gigantesque. Votre système limbique ne comprend vraiment pas ce que fait le cortex. Il est juste littéralement affamé ou fatigué ou en colère ou sexuellement excité ou quelque chose comme ça, vous voyez ? Et il communique cette impulsion au cortex et dit au cortex d’aller satisfaire cela. Et une quantité vraiment stupéfiante de pensée est investie dans le sexe. Sans but, sans procréation je veux dire, le sexe est fondamentalement une action assez stupide. Pourquoi faisons nous cela ? Pour rendre le système limbique heureux, voilà pourquoi. Mais c’est plutôt absurde.

Lex Fridman : Oui, bon, toute l’existence est assez absurde dans un certain sens…

Ces réflexions hautement philosophiques posées, quel est donc le projet secret d’Elon Musk avec Neuralink ? Ce qu’il veut, c’est créer une troisième couche d’intelligence au-dessus du système limbique et du cortex. Une super intelligence digitale, beaucoup plus intelligente que la notre. Bon, ça, Elon Musk ne sait pas encore comment faire. Donc en attendant, Neuralink essaiera de faire des trucs utiles comme traiter des maladies comme l’autisme, Alzheimer, ou corriger les pertes de mémoire, en « enflammant » les neurones… 

Voir la vidéo (36mn)

Bon, sinon il y a ce faux reportage plutôt drôle qui se moque des startups, de la frenchtech, de « deep learning » et de l’économie « disruptive ». Ça te rappellera peut-être des gens que tu connais.

Voir la vidéo (4mn)

LE PROJET À SOUTENIR 

Être une femme dans un monde d’hommes, ce n’est pas facile. Mais être une femme SDF c’est encore plus dur. Préserver sa dignité, par exemple sur les questions d’hygiène, ça peut vite tourner au cauchemar. Et personne n’y pense vraiment.

L’association « Féminité Sans Abri » a donc imaginé une solution ingénieuse et toute simple : « mettre à disposition de ces femmes des casiers où elles pourraient retirer une de nos trousses d’hygiène 7/7 et 24/24. »

Le projet est déjà soutenu, entre autres, par L’Oréal, Lush et L’Occitane.

Tu peux découvrir et soutenir toi aussi cette initiative ici (2mn)

PARTICIPE !

Ce rendez-vous du dimanche, mi-humain, mi-robot, on le construit ensemble.

A l’origine de ce rendez-vous, une envie de co-construire avec nos abonnés un format de média qui allierait intelligence artificielle et intelligence humaine pour mieux nous informer tout en nous interrogeant sur la façon dont nous nous informons. 

Tu peux me parler directement en répondant à ce mail (ou en m’écrivant à benoit@flint.media). Je réponds à tout le monde ! 

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